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	<title>Archives des Psychologie enfant - Soutien-psy.org</title>
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	<description>Téléconsultations psychologiques pour adulte</description>
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		<title>De Piaget aux neurosciences : une nouvelle psychologie de l’enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ecoutez-moi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2023 08:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie enfant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grandir, apprendre, régresser : le cerveau de l’enfant n’avance pas toujours en ligne droite . Pourquoi mon enfant comprend-il quelque chose un jour, puis semble l’oublier le lendemain ?Pourquoi alterne-t-il entre des raisonnements brillants et des réactions déroutantes ?Ces allers-retours, ces zigzags du développement, ne sont pas des anomalies, mais des signes de maturation.    [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Grandir, apprendre, régresser : le cerveau de l’enfant n’avance pas toujours en ligne droite</strong></p>
<p>.</p>
<blockquote>
<p>Pourquoi mon enfant comprend-il quelque chose un jour, puis semble l’oublier le lendemain ?<br />Pourquoi alterne-t-il entre des raisonnements brillants et des réactions déroutantes ?<br />Ces allers-retours, ces zigzags du développement, ne sont pas des anomalies, mais des <strong>signes de maturation</strong>.                                                                                                                                     De <strong>Jean Piaget</strong> aux <strong>neurosciences modernes</strong>, la psychologie de l’enfant nous montre aujourd’hui un cerveau en mouvement permanent : vivant, émotionnel et profondément humain.</p>
</blockquote>
<h3><span id="more-154"></span></h3>
<h3> </h3>
<h3><strong style="color: initial;">1.Piaget, le fondateur : comprendre pour mieux grandir</strong></h3>
<p><em>        <strong> « L’intelligence, c’est ce que l’on utilise quand on ne sait pas quoi faire. » – Jean Piaget</strong></em></p>
<p>Dans les années 1930, Jean Piaget, psychologue et biologiste suisse, révolutionne la vision de l’enfance.<br />Il montre que l’intelligence n’est pas innée ni transmise comme un simple héritage : <strong>elle se construit</strong>.</p>
<p>Selon lui, chaque enfant passe par <strong>quatre grands stades</strong> de développement :</p>
<ol>
<li><strong>Sensori-moteur (0-2 ans)</strong> : l’enfant agit pour comprendre.</li>
<li><strong>Préopératoire (2-6 ans)</strong> : il pense avec des images et des mots, mais reste dominé par les apparences.</li>
<li><strong>Opérations concrètes (6-12 ans)</strong> : il raisonne sur des objets réels et comprend les relations logiques.</li>
<li><strong>Opérations formelles (dès 12 ans)</strong> : il manipule des idées abstraites, peut raisonner sur l’hypothétique.</li>
</ol>
<p>Cette conception, dite “en escalier”, a structuré toute la psychologie du XXᵉ siècle.<br />Mais les découvertes récentes ont nuancé cette vision trop linéaire.<br />Le développement ne suit pas toujours un ordre parfait — il avance par <strong>vagues, rebonds, et ajustements</strong>.</p>
<p><strong>Zoom sur une expérience culte : les verres de Piaget</strong></p>
<p>Piaget demandait à des enfants de 5 et 7 ans de comparer deux verres contenant la même quantité d’eau.<br />Puis, il versait l’eau d’un des verres dans un récipient plus étroit et plus haut.<br />Le plus jeune disait : <em>« Il y en a plus ici, regarde, c’est plus haut ! »</em><br />Le plus âgé répondait : <em>« Non, c’est pareil. »</em></p>
<p>Pour Piaget, cette expérience montrait que <strong>le raisonnement logique émerge avec l’âge</strong>,<br />quand l’enfant apprend à résister à l’intuition visuelle.<br />Mais les neurosciences ont depuis montré que cette capacité dépend aussi de <strong>l’inhibition cérébrale</strong> —<br />la faculté du cerveau à <strong>freiner une impression trompeuse</strong> pour raisonner juste.</p>
<h3><strong> </strong></h3>
<h3><strong>2. Le cerveau en mouvement : la fin du développement “en escaliers”</strong></h3>
<p>Les travaux contemporains, notamment ceux de <strong>Robert Siegler</strong> et <strong>Stanislas Dehaene</strong>,<br />ont remplacé l’image de “l’escalier” par celle de <strong>“vagues qui se chevauchent”</strong>.<br />Un enfant peut raisonner logiquement dans une situation, puis retomber dans une intuition plus naïve le lendemain.<br />Et c’est normal.</p>
<p>Les neurosciences expliquent ce phénomène par la <strong>plasticité cérébrale</strong> :<br />le cerveau des enfants n’est pas figé ; il <strong>essaie, échoue, réorganise, apprend à apprendre</strong>.<br />Chaque nouvelle connaissance entre en compétition avec les anciennes.<br />C’est ce dialogue interne — entre passé et nouveauté — qui construit la pensée.</p>
<p><em><strong>« Le cerveau de l’enfant n’est pas un vase qu’on remplit, mais un feu qu’on allume. » – Montaigne</strong></em></p>
<h4><strong> le cerveau qui se reprogramme</strong></h4>
<ul>
<li>Le <strong>cortex préfrontal</strong>, zone du contrôle et du raisonnement, <strong>mûrit jusqu’à l’âge de 25 ans</strong>.</li>
<li>Les <strong>aires visuelles et sensorielles</strong>, elles, se stabilisent beaucoup plus tôt.</li>
<li>Les <strong>neurones miroirs</strong>, découverts dans les années 1990, expliquent la capacité des enfants à apprendre <strong>par imitation et empathie</strong>.</li>
<li>Le cerveau est un <strong>système dynamique</strong> : il se réorganise en fonction de l’expérience, de l’émotion et de l’environnement.</li>
</ul>
<h4><strong>Parole d’expert : “L’enfant apprend en zigzag”</strong></h4>
<p><em><strong>Pr. Alain Berthoz</strong>, neuroscientifique au Collège de France</em></p>
<p><strong>Q : Pourquoi les apprentissages des enfants semblent-ils parfois irréguliers ?</strong></p>
<p>Parce que le cerveau n’avance pas d’un seul bloc. Certaines fonctions, comme l’attention ou la mémoire de travail, se développent à des rythmes différents. Il faut du temps pour que ces systèmes se coordonnent.</p>
<p><strong>Q : Faut-il s’inquiéter des “régressions” ?</strong></p>
<p>Non, elles sont nécessaires. Une régression est souvent le signe que le cerveau intègre une nouveauté.<br />Le système se réorganise, comme un ordinateur qui redémarre après une mise à jour.</p>
<p> </p>
<h3><strong>4. Quand les émotions deviennent des moteurs d’intelligence</strong></h3>
<p>Longtemps, on a opposé <strong>raison</strong> et <strong>émotion</strong>.<br />Aujourd’hui, les neurosciences de l’affect montrent au contraire qu’il n’y a <strong>pas de cognition sans émotion</strong>.<br />L’enfant apprend mieux quand il se sent <strong>en sécurité, valorisé et compris</strong>.</p>
<p>Les émotions jouent un rôle de <strong>boussole cérébrale</strong> :<br />elles orientent l’attention, renforcent la mémoire et motivent la persévérance.<br />Quand un élève est encouragé, félicité, écouté, son cerveau libère de la <strong>dopamine</strong>,<br />hormone du plaisir et de la curiosité.<br />C’est elle qui transforme l’effort en satisfaction.</p>
<p><strong><em>« Le plaisir d’apprendre précède le savoir. » – Boris Cyrulnik</em></strong></p>
<p>À l’inverse, la peur ou le stress bloquent le cortex préfrontal,<br />empêchant la réflexion et favorisant les réponses impulsives.<br />C’est pourquoi <strong>l’encouragement</strong> et <strong>l’écoute bienveillante</strong> sont bien plus efficaces que la pression ou la punition.</p>
<h4><strong>– Clés pour les parents</strong></h4>
<p><strong>Accepter les zigzags.</strong><br />Un enfant qui “oublie” une compétence en train d’être apprise n’est pas en régression, mais en réorganisation.</p>
<p><strong>Valoriser la démarche, pas seulement le résultat.</strong><br />Dire “Tu as bien cherché” vaut souvent mieux que “C’est bien, tu as trouvé”.</p>
<p><strong>Donner le droit à l’erreur.</strong><br />L’erreur n’est pas un échec : c’est une étape du raisonnement.</p>
<p><strong>Créer du lien émotionnel.</strong><br />Un enfant écouté et encouragé apprend plus vite, plus durablement et avec plus de confiance.</p>
<p> </p>
<h3><strong> 5. Le cerveau social : apprendre avec et par les autres</strong></h3>
<p>Les recherches récentes montrent que <strong>l’intelligence est aussi collective</strong>.<br />Dès 3 ans, les enfants sont sensibles à la <strong>coopération</strong> : ils partagent, imitent, se synchronisent.<br />Apprendre n’est pas seulement accumuler des savoirs, mais aussi <strong>intégrer les codes du vivre ensemble</strong>.</p>
<p>Les expériences du psychologue américain <strong>Michael Tomasello</strong> ont montré que,<br />dès la petite enfance, les enfants cherchent à <strong>comprendre les intentions</strong> des autres,<br />et non pas seulement leurs actions.<br />Cette compréhension empathique est le socle de la moralité, du langage et de la coopération.</p>
<p><strong><em>« Le cerveau humain est un organe social. Il se construit dans la relation. » – Daniel Siegel</em></strong></p>
<p> </p>
<h3><strong>Conclusion : une intelligence vivante, émotionnelle et collective</strong></h3>
<p>De Piaget aux neurosciences, la psychologie de l’enfant a parcouru un long chemin.<br />Nous savons désormais que le développement n’est pas un escalier, mais un <strong>chemin sinueux</strong>,<br />fait d’essais, d’erreurs, de bonds, d’émotions et de partages.</p>
<p>Chaque étape, chaque détour, chaque “regression” apparente prépare une <strong>réorganisation plus profonde</strong>.<br />L’intelligence n’est pas un état, mais un mouvement : une danse entre la raison, le corps et le cœur.</p>
<p><strong><em>« L’enfant n’est pas un adulte miniature : c’est un être en construction, et sa logique, à sa manière,                                est déjà une sagesse. »</em></strong></p>


<p></p>
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